mardi 14 août 2012

14 Août 2012 : Dernière journée sur le sol Américain

C'est avec une certaine mélancolie que nous abordons le dernier jour de notre périple, nous allons prendre un vol intérieur à Salt Lake City pour Chicago d'où nous quitterons définitivement le sol US.

En attendant le décollage, le programme pour la journée est la visite d'une mine de cuivre à ciel ouvert, puis visite de quelques "store" bien us.

Direction la mine, sortie de Salt Lake il suffit de suivre les lignes électriques qui convergent vers la mine. En arrière plan les montagnes de terre extraites

L'entrée de la mine, La Bingham Canyon Mine, appartenant à un des plus grand groupe minier mondial : Rio Tinto.

Les butes qui bordent la route sont les terrils issu de l'extraction de minerai et déposés en dehors de la mine.

L'origine de l'activité minière date du début des années 1900, à cette époque une douzaine de mines creusées dans les parois de la montagne surplombaient alors le village de Bingham Canyon, peuplé d'une vingtaine de milliers de mineurs issus d'Europe du sud et de l'est, d'orient et bien sur des états unis. Ils extrayaient de l'or, de l'argent et du plomb.

Nous croisons déjà un des engins hors norme qui peuplent la mine.

Une des nombreuses pelleteuses qui officient dans la mine, je peux vous affirmer qu'elle est déjà impressionnante, mais ce n'est pas la plus imposante...

Arrivés au "Visitor's center" l'endroit offre sur la droite une vue des bâtiments des employés et sur la gauche la mine elle même.


Quelques camions miniers, histoire de comparer leurs tailles avec celle d'un poids lourd classique.

Le cratère de la mine, immense ! Il est si grand qu'il est visible de l'espace.
Comment la montagne est elle creusée ? Tout d'abord des charges de 450 kg d'explosifs sont enfouies à une profondeur de 17 m. Deux à quatre fois par jour les explosions sont déclenchées pour briser la roche, ensuite les grosses excavatrices font leur office.


Au centre de l'image vous apercevez la foreuse qui enfouie les charges explosives en sous sol. Chaque monticule de terre correspond à une charge de 450 kg.


Jugez un peu : 4,4 km de large au sommet, pour une profondeur de 1200 m. 
Comme dit dans le Visitor's Center : En 1903 c'était encore une montagne !

Juste en dessous du centre visiteur, la route qui conduit les "trucks" au centre de la mine.
Le cratère est parsemé de détecteurs séismiques et de capteurs de mouvements pour prévoir d'éventuels glissement de terrains.

Les camions remontant le minerai.

Sur la droite une énorme pelleteuse électrique, alimentée par un gros câble électrique.
La mine comporte 10 pelleteuses électriques et 2 hydrauliques.












Chaque coup de godet arrache de la montagne entre 60 et 120 tonnes de matériaux !
Elle pèse 1640 tonnes, mesure 21 m de haut pour 14.5 m de large et coute 27 millions de dollars !

Les camions en file indienne attendent leur chargement.

Les camions, quand à eux peuvent transporter entre 255 et 360 tonnes de minerai. Caterpillar pour la plupart.

Des Tank Trucks (camions réservoirs) sillonnent inlassablement la mine pour en arroser la surface, Ils contiennent près de 190 m3 d'eau additionnée de chlorure de magnésium. L'arrosage à plusieurs fonctions : Réduire la poussière pour améliorer la visibilité donc la sécurité et la qualité de l'air, ainsi que de stabiliser le terrain. Le chlorure de magnésium permet de réduire l'apparition de moisissures dans les réservoirs et a un pouvoir agglomérant des poussières, il diminue aussi le phénomène d'évaporation.

L'eau utilisée provient de l'activité minière, il faut 30 à 60 minutes pour remplir un truck.
les camions sont équipés d'informatique embarquée et de capteurs qui mesurent la teneur de l'air en poussières, la localisation et la stabilité du terrain pour ajuster la quantité d'eau à répandre en fonction de la vitesse du camion. Les donnés collectées à partir des engins sont utilisées pour élaborer des prévisions d'utilisation de l'eau et ainsi réduire le gaspillage et la maintenance. 

Jusque dans les années 80, les camions acheminaient le minerai vers une ligne de chemin de fer (la mine possédait 60 locomotives et 1300 wagons, à ce jour les trains transportent encore 30 000 tonnes de minerai par jour), depuis le minerai est aussi déversé sur un convoyeur (ici le début) qui traverse la montagne par un tunnel de 8 km pour sortir vers l'usine de traitement où tout d'abord le minerai sera stocké avant d'être concentré (le minerai contenant moins de 1% de cuivre est réduit en poudre puis concentré par précipitation pour obtenir une teneur finale de 28% de cuivre).
Il est ensuite expédié par le biais d'un pipeline de 27 km vers une usine d'extraction et de raffinage du cuivre.
Durant ce processus un métal très valorisable est aussi obtenu : le molybdène qui sera vendu à des industriels de l'acier.

Maquette de l'usine de broyage et concentration du minerai

Photo de l'unité de stockage et de l'usine de concentration de minerai.

Maquette de l'usine de traitement du minerai de cuivre. Ce dernier est ici chauffé jusqu'à obtenir un état liquide puis le cuivre est extrait par un "procédé révolutionnaire" pour obtenir un cuivre à 99.5 % de pureté. Ensuite le raffinage est finalisé par un procédé d'électrolyse permettant d'obtenir un  cuivre pur à 99.99 %.
Durant cette opération des métaux précieux tel que l'argent et l'or sont aussi extraits, ce sont des plus-values non négligeables pour l'activité de Kennecott Utah Cooper.
Le record d'extraction de minerai fut atteint pendant la 2ème guerre mondiale avec 235 000 tonne d'extraction en une journée.

Le fond de la mine.


Une vue aérienne de la mine.
Les routes parcourant la mine mises bout à bout mesurent plus de 800km
Depuis sa création la mine a permit d'extraire plus de 18 millions de tonnes de cuivre pur...

En 2012, l'avenir de la mine est le suivant : Les ingénieurs de Kennecott prévoient la possibilité de créer une mine en sous sol profonde de 1800 m pour atteindre des gisements de haute teneur en cuivre, molybdène, or et argent.

Fin de la visite et retour à Salt Lake pour un peu de Shopping !

lundi 13 août 2012

13 Août 2012 : Bonneville Salt Flats : La fièvre du sel

Le jour tant attendu ! Réveil de bonne heure (ou de bonheur c'est selon), on sait qu'a Bonneville il va faire très chaud (40° C annoncés) et qu'il faut deux bonnes heures de trajet de Salt Lake City.

Nous prenons l'interstate 80 West, cette autoroute traverse le grand lac salé d' Est en Ouest, puis le Nevada en passant par Reno, Sacramento en Californie pour aller jusqu'aux portes de San Francisco. Soit 736 miles (1177 km).

L' interstate traverse une grande partie du lac salé. Cette partie du lac n'est pas asséchée.

Une voie parallèle qui sert aux camions qui transportent le sel extrait des salines.

Voilà la surface complètement asséchée du lac salé, c'est une grande étendue de sel qui s'étale sur 50 miles de large par plus de 100 miles de long. La plaine salée de Bonneville possède une surface de 412 km².

Une station service, implantée juste à l'entrée du Bonneville Salt Flats, arrêt de circonstance car déjà les véhicules présents donnent le ton de ce que nous allons voir et entendre dans quelques minutes.

Un Rod, rouillé à souhait, beaucoup de Hot Rods ont cet aspect rouille, ce style est voulu par les propriétaires pour renforcer le coté vieillot, par contre la mécanique est très souvant au top.



Alors que je prenais quelques photos de rods, un gars passe à coté de moi et me salut, nous entamons une discussion, il me dit qu'il s'appelle Tim et qu'il roule avec une Oldsmobile qu'il a entièrement restaurée, et si je voulais il serait enchanté de poser devant pour un petite photo. Ensuite il m'informe qu'il y a un team Français et qu'ils seraient ravis de rencontrer des compatriotes.

Une superbe Packard, avec un moteur 8 Cylindres en ligne !

Et un compresseur volumétrique...


Encore du goudron, pas pour très longtemps...

Voilà ça y est, nous entrons dans le sanctuaire de la vitesse pure, cette pleine salée, où tous les assoiffés de vitesse de la planète se retrouvent une fois par an pour tenter d'établir des records du monde.
Une seule chose compte, aller le plus vite possible, se laisser enivrer par les allures les plus folles, dans un monde où tout est fait pour tutoyer les sommets du temple de la vitesse qu'est Bonneville.
En 2012, c'est la 64 ème édition de la Semaine de la Vitesse.

Nous découvrons des engins tous plus fous les uns que les autres. Ici tout est permis, du moment que le véhicule respecte les normes de sécurité établies par le SCTA (South California Timing Association), organisme qui gère la Speed Week et officialise les records.

Un classique du custom le "Leadsled", ou luge de plomb. Appelé ainsi car ont a l'impression que le véhicule est si lourd qu'il traine par terre. Effet renforcé par un gros rabaissement du toit et de la suspension.
Ecurie Brock Art Studio & Star York Sculpture

Point de poids en trop, mais un moteur survitaminé : 252,77 km/h


Super le Taxi !

Encore un grand classique du Rod, dépouillé, lissé, toit rabaissé. Base Ford 32.

La N° 282 du Team Blowfish, réalisera le Vendredi 299.551 mp/h soit 479,28 km/h...
On tutoie les sommets de la célérité sur terre...

La Salt Sabre, 171,799 mp/h, un bon 274,88 km/h

Un engin bizarre, calandre Mercedes, Moteur V8, avec...

 Un turbo par cylindre ! La pression de suralimentation doit être terrible, faut bien que ça respire !

Une façon originale pour monter ou descendre de son véhicule.

Un Stream-Liner, sorte de dragster du lac salé.
Le team Safro & Friends atteindra aujourd'hui, avec cet engin une vitesse de 262,435 mp/h soit 419,90 km/h, 432 km/h le lendemain.

Le Team Vintage Racing réalisera 292,43 km/h avec ce joli petit Hot Rod qui ne paie pas de mine (Le moins que l'on puisse dire si c'était en France...).

Side réalisé sur base de Honda Goldwing, un montage plutôt complexe !

Un Steam Liner où le pilote est allongé à l'avant du véhicule. Sensations garanties !


Un  superbe Leadsled, dans le plus pur style, tout ce qui dépassait a été supprimé pour donner un effet plus lisse.

Il y a parfois de la casse mécanique, et du pain sur la planche... à sel.

Hot Rod Hoodlums, vient de réaliser un très honorable 335,56 km/h avec ce Stream Liner.


On trouve quelques Harleys, et même des Indians, à l'image du très célèbre et regretté pilote Néo Zélandais Burt Munro .
Celle ci dépassera tout de même 224 km/h, loin des 295 km/h réalisés en 1967 par Munro avec sa Scout de 1924 (Il dépassa 331 km/h mais le record ne fut pas homologué).


Un Stream Liner, en cours de préparation, les gargarismes du moteur s'entendaient de très très loin.

Missile ?

Superbe Rod du Salty Fox Racing, 249 km/h

Une Chevrolet Impala, dérivée du Nascar, un gros V8 très affuté qui pousse fort jusqu'a 390,88 km/h


Suzuki Katana café-racerisé ? Salée pour sure !

Le BMR Ferguson Racing, avec ce magnifique Rod taperont 272,50 km/h


Après le Run, c'est détente, surtout lorsqu'il n'y a pas eut de casse.
Bonneville c'est aussi ça, de la bonne humeur, beaucoup de passion et des adultes avec des yeux d'enfants, unis dans le partage de la recherche du moindre atome de vitesse.

Sur l'étendue salée, il n'y a pas que des engins qui courent, il y a aussi ceux des proprios venus en visiteurs, souvent de superbes réalisations.

Un petit 238 km/h pour cette bête qui semblait pouvoir faire mieux.

L'air de rien ce petit Rod piloté par Robert H. Gratton ira au delà des 320 km/h...

Anthony Taormina amènera son étonnante Camaro à un peu plus de 330 km/h

Encore une magnifique réalisation sur la base d'un vieux pick up Ford.

Une Ford Thunderbird de 1955, superbement restaurée. Elle était équipée à l'époque d'un V8 5.1 L allant de 215 ch à 225 ch pour un poids de 1350 kg. Les performances étaient au rendez vous.
Ford produisit ce modèle en réponse à la Corvette de Chevrolet, et ce fut un succès, vendue 5$ de moins que sa concurrente, Ford vendit en 1955, 16155 Thunderbirds, soit 7 fois plus que la Corvette.
Elle est considérée comme une des plus jolies voitures produites aux USA.

Gordon Driedger au volant de sa Studebaker Starlight Coupé de 1953 dépassera 245 km/h lors d'un de ses runs.

Les stands, qui semblent s'étaler jusqu'au bout du lac.

Ce drôle d'engin, aux mains de Wally Kohler, dépassera 261 km/h

Surprise de taille : Une Mercedes 300 SL, la célèbre Mercedes aux portes papillons...
Le team RGS Motorsports, avoisinera 254 km/h avec cette belle GT de légende.



Quand je vous disais qu'il y avait des engins bizarres à Bonneville...

Une photo d'un Rod qui passe et le propriétaire me salut avec un large sourire ! Hi Guy !

Scott Oliver avec ce missile à roulettes va frôler 197 km/h


301,413 mp/h (482,26 km/h) pour le Mariani Farms avec ce très méchant Stream Liner.

Une construction très soignée.

Et une gueule d'enfer (comme le bruit de son moteur).

Un motor home très classe.

Une bonne vieille teutonne avec son carénage aérodinamik ! 500 cm3 et 98.167 mp/h.

Un pick up bien préparé pour les runs, un Dodge Ram à la déco très originale. Il pointera le bout de son capot à 217.704 mp/h soit un peu plus de 348 km/h.

Thunder Racing chronométré à 232.562 mp/h (372.09 km/h) avec cette barquette.

Une Suzuki 1300 Hayabusa, du team RT 66 Racing. "Les papys Hayabusas !" Une équipe fort sympathique, heureux de se laisser prendre en photo devant leur monture.

Le team RT 66 Racing, avec le pilote en salopette bleue. Je les retrouverai un peu plus tard sur la ligne de départ.

Une Harley, sous respiration artificielle grâce à un bon gros turbo !


Encore un beau motor home, sur le sel de Bonneville les installations des pros côtoient celles des amateurs.

Rod Camionnette... Sobre et classe.

Un Hot Rod très très méchant, un bruit venu de l'enfer, et une finition à couper le souffle...

Malgrès un beau camping car, avec la remorque et un magnifique Hot Rod, le propiétaire n'est pas venu pour courir... Dommage...

Un magnifique Pick Up Studebaker de 1949 de Norris Andersen, dépassa la veille les 325 km/h.
En 2010 cet utilitaire pour artisans pressés établit un nouveau record dans sa catégorie avec 350,93 km/h.
Pas mal pour un pick up de 63 ans qui moisissait dans une cour de ferme avant d'être restauré et transformé en "Salt Flat Racer"

Beaucoup moins méchant...

Quelques Rods, posés sur le sel, comme des sculptures mécaniques. Admirez la beauté simple et à la fois sculpturale de ces véhicules.





L'un de mes préférés...


Encore un énorme travail de préparation effectué sur cette luge de plomb.



Même recouvert de sel, ça a de la gueule !

Après avoir parcouru une bonne partie des stands, je me rends aux lignes de départ, ici l'ambiance est bonne enfant, et tant qu'on ne gène pas on vous laisse circuler entre les véhicules qui vont faire leurs runs, jusqu'a là ligne de départ.
C'est l'occasion d'en prendre plein les yeux et surtout plein les oreilles ! Les gros V8 survitaminés ne sont pas avares en décibels !

Pour planter le décors des runs à Bonneville, Il y a, si les conditions le permettent, 4 pistes de courses, 2 pistes combinant des courses sur 3 ou 5 miles, 1 piste de 3 miles, et 1 piste de 2 miles dédiée pour les "Rookie", les licenciés, et les runs de réglages et de tests.
Toutes les pistes font 100 pieds de large (30 m) et possèdent une partie de décélération de 2 à 3 miles en fonction de la longueur de la piste initiale.
Les débutants (rookies) doivent en premier lieu effectuer un run à moins de 150 mp/h pour pouvoir continuer la compétition.

Rod au départ, poussé et jolie ombrelle !

Hot Rod Works Com va atteindre 168.347 mp/h puis 185.543 mp/h (296.86 kmh) le dernier jour de la Speed Week.

Une légende Américaine au départ poussé, une Chevrolet Corvette, team Duffin Brothers Racing.
229.628 mp/h lors de ce run, soit 367,40 km/h, la légende est intacte !
231.708 mp/h le lendemain (370.73 km/h).



Un monstrueux Stream Liner, celui du Got Salt Racing.


Départ du run, au final 252,048 mph... un "petit" 403,27 km/h...

Le Truz Missile arrivera à 190.715 mp/h (305.14 km/h), le missile porte bien son nom !
Un peu plus de 409 km/h le lendemain, dans une telle caisse à savon les sensations doivent être énormes !

Ce drole d'engin, la Pflugerville Special, depassera tout de même 407 km/h.



Le Thundersalt de Brian & Celia Dean, ne marquera pas le chrono ce jour là pour avoir quitté la ligne,
par contre le lendemain il se rattrape en signant un 223.432 mp/h (357.49 km/h).



Bonner's Bad Berkley, et son magnifique Stream tout en rondeurs.
Il nous gratifie d'un 257.197 mp/h (411.51 km/h)...

Renck Robert, fera trois runs ce Lundi, le meilleur : 229.479 mp/h (367.16 km/h).

Une Italienne sur la surface salée. Le son de la diva change radicalement des râles des gros barytons US.

191.997 mp/h lors de ce run, 200.206 mp/h le lendemain, un honnête
320.32 km/h.


Un Pick Up en course, au mazout ! 180 km/h.

Un Hot Rod, rouillé et salé à souhait !

Entre deux lignes de départs, je m'arrête, l'œil attiré par ce drôle de pétaro... C'est d'abord la taille du turbo qui a accroché mon regard, puis la petitesse du moteur...

Et une bonbonne de Nitrous Oxyde, au cas ou...

Tout le monde a sa place à Bonneville, même un 250 cm3 - 2 temps avec pot de détente ! 186.94 km/h quand même !

Image relaxe d'un avant départ.

Les papys du RT 66 Racing au départ du run.

Malgrès leur bonhommie, ils ne sont pas là pour amuser le terrain mais surtout pour essorer de la poignée de gaz !

Et c'est parti...

Notre pilote et sa monture s'éloignent très rapidement

Il n'est plus qu'un point s'éloignant à l'horizon... Lors de ce run, il franchira la barre des 289 km/h, puis 293 km/h le lendemain, et enfin 297,211 km/h le Vendredi.
Pas mal les anciens !


Quelle belle ligne...

Team Puryear Boys Frightliner, 343.31 km/h...

Le "Rapid Fire" de Roger Manson, un Canadien à plus de 307 km/h...

Quand ça veut pas démarrer, ça veut pas ! Dennis Houg ne partira pas ce Lundi, et il n'aura pas plus de chance Mardi car son véhicule quittera la ligne de piste.

Les Mc Cambridge Bros. iront à plus de 344.20 km/h à bord de ce missile sol-sol...

Une très belle réalisation mécanique, celle de Ralph Wisher Jr avec ce dragster salé : 297.60 km/h

Il est intéressant de noter que cette vitesse est atteinte dès le quart de mile, soit au bout de 400 m...

Le team dépassera 353 km/h le Jeudi.

Un gros V8 gavé par deux très gros turbo-compresseurs.


De la glace pour refroidir, il fait un peu plus de 40°C à l'ombre (quand on en trouve !)

La conclusion du Speed Week de Bonneville 2012 c'est :
384 voitures et 202 motos qui ont couru, 3063 runs effectués, 89 record établis en auto et 76 en moto.

Nous quittons le Bonneville Salt Flats, non sans émotion, arrêt à la station pour une pause T-Shirt et une photo d'un superbe Truck... On ne se refait pas !

Voilà notre visite de Bonneville se termine, mais quelle journée nous avons vécu ce Lundi 13 Août, journée remplie de bruits, de chromes, de flammes, de mécaniques hors du commun et de sel, journée de lumière, blanche intense se mariant à l'horizon bleu, journée surtout remplie de passion partagée par tous ceux qui foulent ce satané sel. Nos mirettes sont éblouies pour un bon moment et nos oreilles bourdonnerons au son des gros V8 encore longtemps... Ce jour restera pour ma part gravé à jamais dans ma mémoire, avec l'envie de revenir.
Je comprends maintenant les Américains qui me disaient que lorsqu'on vient une fois à Bonneville, on revient à Bonneville. "You've got the Salt under the skin !" Comme ils disent ici ! Ce sel qui colle aux chaussure et aux pneus fini par vous coller à la peau et vous donner la fièvre, the Salt Fever !
Encore une expérience peu commune, faite de personnes attachante, comme les pilotes et leurs teams, encore une fois cette Amérique si prenante qui nous a fait vibrer de bonheur et d'émotion, avec ses grands enfants les yeux avides d'une ligne de run qui défile à toute allure pour aller décrocher les sommets de la vitesse.
Merci Bonneville pour ce pur moment de bonheur.